
Cent ans après leur dernière histoire d’amour, Paris et la France s’apprêtent à déclarer leur flamme à la plus belle, à la plus colorée, à la plus œcuménique des grand messes sportives. A quelques encablures de la capitale, la Vienne brûle aussi de participer à la fête.
Sur l’échelle du gigantisme et de la popularité, ni la Coupe du monde de football, ni le Tour de France et ses vassaux italien et espagnol, ni même le pourtant supra-rassembleur Super Bowl d’outre-Atlantique ne lui arrivent à la cheville. Depuis que le sport est sport (ou presque), les Jeux Olympiques transforment en une immense et fédératrice fête planétaire l’hommage historiquement rendu à leurs ancêtres de l’Antiquité. En l’An 2000, Athènes elle-même a (re)souri à ces Jeux que, trois mille ans auparavant, le Péloponnèse avait vu naître. En 2024, c’est à un autre retour à la source de l’histoire, la moderne celle-là, que Paris est conviée. Voilà cent ans en effet que la capitale des Gaules martèle son impatience à retrouver les sommets de l’Olympe. Un siècle de sevrage dont la ville-lumière est prête à s’affranchir avec, en récompense de sa si longue attente, le plus beau butin sportif jamais accumulé. Enfin espérons !
Une « effervescence galopante »
Du 26 juillet au 11 août -puis du 29 août au 8 septembre pour les Paralympiques-, en métropole comme face aux vagues tahitiennes de Teahupo’o, tout sera réuni pour que la victoire épouse les contours du triomphe. Partout dans le territoire, le vent du soutien soufflera à l’unisson. De la Vienne comme du Pays Basque ou de la French Riviera, d’Alsace comme de Bretagne. Ici-bas, de frénésie il n’est point question. A tout le moins peut-on parler d’« effervescence galopante ». Poitiers et les communes du département se sont effet activées et s’activent comme jamais pour apporter leur écot à l’effort collectif et renvoyer l’écho d’une communion sacrée, avec les athlètes, les organisateurs et l’ensemble des observateurs de ce monde. Des écoles qui ont travaillé sur le sujet des JO jusqu’au sommet des entreprises, pour certaines devenues mécènes de l’engagement olympique, l’engouement est palpable. « Les Jeux sont un catalyseur d’énergies », confirme Grand Poitiers dans les pages à suivre. Et comment ! Les collectivités elles-mêmes, sur le parcours de la flamme le 25 mai comme à travers les nombreuses animations orchestrées pendant les Jeux, servent l’exemple d’une entente cordiale et émulatrice. Vive le sport !
Des entreprises au cœur de l’événement
La Vienne dans les JO, c’est tout cela et bien d’autres choses encore. Ces initiatives d’éducation par le sport menées un peu partout auprès des jeunes. Cet accompagnement du haut niveau sans cesse valorisé par le CREPS de Poitiers, dont on se souviendra longtemps qu’il fut retenu par Paris 2024 pour être centre de préparation. La Vienne dans les JO, ce sont aussi ces gens du coin, Poitevins de souche ou d’adoption, anciens ou actuels sportifs parfois (mais pas que), qui ont fait le choix de vivre l’événement de l’intérieur et donner de leur temps au Comité d’organisation pour aider, simplement aider. La Vienne dans les JO, ce sont enfin toutes ces entreprises devenues soutiens d’animations locales, plus largement partenaires du sport et de ceux qui en défendent les valeurs et les vertus dans le territoire. Et ces quelques autres encore qui, faut-il le savoir, ont pris une part active, ici dans le bon accueil et le confort des athlètes et des spectateurs, là dans la réussite promotionnelle de la manifestation. Citons à cet égard l’exemple du groupe Vinet, spécialiste mignanxois des revêtements de sol, qui a eu la charge de poser le carrelage des plages, vestiaires, murs et couloirs de circulation du centre aquatique olympique de Saint-Denis. Ou encore celui de Beaumont Group-Papeterie du Poitou, entreprise du patrimoine vivant et reine de l’emballage cadeau (voir notre dernier numéro), qui a été autorisée à éditer et commercialiser des papiers cadeaux et des sacs en papier haut de gamme aux couleurs des Jeux. Bravo à elles. Merci Paris 2024 !