La révolution de Fabrice Daigremont

La révolution de Fabrice Daigremont

Comme sa consoeur Coralie Monge, Fabrice Daigremont a défendu les couleurs de l’artisanat « made in Vienne » au salon MIF de Paris. Une invitation en forme de reconnaissance pour l’architecte d’intérieur devenu sur le tard créateur-concepteur d’objets décoratifs.

Aura-t-il assez d’une existence pour vivre toutes les vies qu’il s’est choisies ? Difficile à croire tant Fabrice DAIGREMONT aime à multiplier les plaisirs. Son passé de juriste et de cadre de direction ? Jeté aux oubliettes. Celui d’enseignant ? « Mis entre parenthèses. » Même son activité d’architecte d’intérieur, à laquelle il s’est formé ex nihilo au matin de la quarantaine, n’est plus d’actualité.

Depuis trois ans maintenant, le quinquagénaire itinérant a troqué le tumulte des soirées parisiennes contre la douceur de vivre de la campagne viennoise. Trois ans que la petite commune de Sossais sert de cadre à sa renaissance. « A ma révolution ! », assume-t-il. Trois ans que son atelier de création et de conception de mobiliers épris de concave et de convexe, de tabourets et d’objets décoratifs donne du sens à son engagement professionnel et personnel. « C’est un peu par hasard que je suis venu ici, parce que d’anciens clients y vivaient, et c’est aussi un peu par hasard que je me suis mis au travail du bois et du plâtre, mes deux matériaux de prédilection, parce que dans le cadre de ma formation d’architecte d’intérieur et de designer, on m’a demandé de créer et de concevoir. C’est ainsi que j’ai franchi le pas. »

« Donner du temps n’a pas de prix »

Parce que tout son parcours a été jalonné de rencontres, Fabrice n’hésite pas mettre en lumière celle de ses maîtres, qui ont poli l’autodidacte qu’il s’honore encore d’être. « Cette transmission du savoir, c’est toute la richesse des métiers d’art. C’est aussi ce que je veux privilégier en ouvrant au maximum les portes de mon atelier aux plus jeunes, en les initiant à mon tour, en me rendant disponible. Quand on est mu par une passion, donner du temps aux autres n’a pas de prix. »

A 53 ans, l’ancien juriste-cadre-enseignant-architecte d’intérieur-designer est résolument tourné vers l’avenir. Celui que lui a ouvert sa première participation au MIF, début novembre, sera teinté à coup sûr de belles opportunités. « Ce salon, c’est une incroyable exposition. J’espère avoir tapé dans l’oeil de futurs fournisseurs, de futurs acheteurs… Jusque-là, 2024 s’annonçait difficile. Je croise les doigts pour qu’il en soit différemment. »

Puisse effectivement la vitrine des savoir-faire faciliter les bonnes affaires !

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